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© Julie Balagué
Nom Azarnouche
Prénoms Samra, Élodie
Naissance Grenoble (Isère) (21 novembre 1977)
Sections
Sciences religieuses
Statuts et fonctions
Maître de conférences
Maîtrise de conférences
Religions de l'Iran ancien : études zoroastriennes (septembre 2014)
Distinction Prix Roman et Tania Ghirshman de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (01 septembre 2017)
Origines familiales

Père originaire de Kashan (Iran), professeur d'arabe à l'Université de Téhéran, mère originaire du Dauphiné, enseignante de français.

Laboratoire
Centre de Recherche sur le Monde iranien (CeRMI) UMR 8041
Études et formations
  • 2004 : Licence de langue et littérature persanes, Université ‘Allâme Tabâtabâ’i, Téhéran.
  • 2006 : DEA de langues et culture de l'Iran ancien, Pajuheshgâh-e 'Olum-e Ensâni va Motâle'at-e Farhangi (Institute for Humanities and Cultural Studies), Téhéran.
  • 2007: Master 2 en Sciences Historiques, Philologiques et Religieuses, mention Études européennes, méditerranéennes et asiatiques, École Pratique des Hautes Études.
  • 2007-2010 : Allocataire de recherche à l’École Pratique des Hautes Études.
  • 2010-2012 : Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche au Collège de France, chaire Langues et religions indo-iraniennes (Jean Kellens). 
  • 2013-2014 : Post-doctorante LabEx HASTEC, rattachée à l'UME 8546 Archéologie et Philologie d'Orient et d'Occident.
  • 2012 : Doctorat en philologie iranienne, École Pratique des Hautes Études (Section Sciences Historiques et Philologiques), mention Histoire des Textes et Documents.
Parcours professionnel, responsabilité à l'EPHE
  • Membre du Conseil de direction de l’ILARA (Institut des Langues rares) de L'EPHE (depuis 2020).
  • Membre du conseil pédagogique du parcours « Histoire, philologie et religions » du Master Étude asiatique de PSL (depuis 2019).

  • Membre du Comité technique de l'EPHE (depuis 2018).
  • Membre du bureau de la section des Sciences Religieuses (depuis l'automne 2017).
  • Membre de la Commission scientifique de la section des Sciences Religieuses (depuis l'automne 2017).
  • Membre du Comité éditorial de la collection de la Bibliothèque des Hautes Etudes - Sciences Religieuses.
Parcours professionnel hors EPHE
  • 2010-2012 : Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche au Collège de France, chaire Langues et religions indo-iraniennes (Jean Kellens). 
  • 2013-2014 : Post-doctorante LabEx HASTEC, rattachée à l'UME 8546 Archéologie et Philologie d'Orient et d'Occident. 
  • Depuis 2014 : Chargée de cours à l'Ecole des Langues et Civilisations de l'Orient ancien (enseignement des langues iraniennes anciennes), Institut Catholique de Paris.
Domaines de recherches

Les recherches de S. Azarnouche s’orientent vers plusieurs aspects de la religion de l’Iran préislamique, le zoroastrisme, parmi lesquels figurent les sources textuelles et la tradition scripturaire, la mythologie religieuse et l’histoire politique et sociale de l’Antiquité tardive.

Ses premiers travaux sur l’éducation religieuse en Iran sassanide (IIIe-VIIe siècle de notre ère) ont mis au jour des normes et des paradigmes institutionnels dans les modes de transmission du savoir sacré, qui comptent parmi les indices de l’institutionnalisation programmée d’un clergé zoroastrien fortement hiérarchisé dans la seconde moitié de cette période. A travers l’étude d’un corpus religieux encore imparfaitement accessible, écrit en moyen-perse (ou pehlevi) et en dépendance directe avec l’ensemble liturgique de l’Avesta, elle s’intéresse également aux modes d’expression et aux différents outils intellectuels (littéraires, juridiques, scientifiques) que les "mages" de l’Antiquité tardive ont élaborés avant et après l’islam, c’est-à-dire d’abord à une époque où les principes de la religion zoroastrienne s’articulent à l’idéologie politique de la dynastie des Sassanides, puis dans des temps où la domination musulmane incite les zoroastriens à faire valoir leur patrimoine religieux sous forme écrite et dans un langage savant. Les normes structurelles de ces écrits et les savoirs religieux et scientifiques qu’ils contiennent sont au cœur de ses recherches et de son enseignement.

L’étude du zoroastrisme tardo-antique l’a encore conduite à s’intéresser de près à l’épigraphie moyen-perse, mais également à l’épigraphie parthe, ainsi qu’à d’autres langues et écritures du monde iranien ancien (le vieux-perse, le sogdien et le bactrien).

Ses travaux sur la culture matérielle du monde sassanide ont fait l’objet d’un ouvrage paru en 2013. Elle prépare également une synthèse sur les pratiques alimentaires du zoroastrisme entre l’Iran et l’Inde, ainsi qu’une traduction commentée d’un grand traité de cosmogonie zoroastrienne, le Bundahišn, qui révèle l’importance du discours scientifique dans les traités religieux. Depuis 2017, ses travaux se sont centrés sur un compendium zoroastrien, le Dēnkard, dont le livre 4 – encore inédit- est le projet de sa prochaine monographie. Ce traité en moyen-perse établit une synthèse entre trois pôles : la théologie politique de la dynastie sassanide (à partir du 6e s.), la religion et les sciences, et consacre ainsi le roi zoroastrien comme patron universel du savoir. Dans le prolongement de ces travaux sur le Dēnkard, elle a récemment été amenée à explorer de nouvelles pistes d’investigation, telles que l’influence du néoplatonisme sur le zoroastrisme ou l’élaboration d’une doctrine religieuse centrée sur l’ontogenèse et l’embryologie, qui révèlent entre autres la diversité des transferts scientifiques (grecs et indiens) vers l’Iran tardo-antique.

Publications principales
  • Husraw ī Kawādān ud Rēdag-ē «Khosrow, fils de Kawād, et un page», texte pehlevi édité et traduit par S. Azarnouche, Paris, Association pour l’Avancement des Études Iraniennes, 2013 (Prix R. Ghirshman AIBL, 2017).
  • (éd. avec C. Redard), Yama/Yima : Variations indo-iraniennes sur la geste mythique, Paris, De Boccard, 2012.

Articles (sélection)

  • « La Vision zoroastrienne, les yeux dans les yeux. Commentaire sur la Dēn selon Dēnkard III.225 » (avec O. Ramble), Revue de l’Histoire des Religions 237, 2020, p. 331-395.
  • « De l’Égypte à la Perse : un plat sassanide du VIIe siècle » (avec F. Grenet et E. Fragaki), Études alexandrines 5, 2020, p. 85-135.
  • « A Third Exegesis of the Avesta ? New Observations on the Middle Persian Word ayārdag », Hans-Peter Schmidt Hommage Volume, T. Daryaee éd., Dabir online journal (à paraître en 2018).
  • Appendice au chapitre IV. « Les Gaures zoroastriens » par J.-P. Mahé, « Gabriel de Chinon, missionnaire dans l’Empire safavide (1647-1668), Journal des Savants (à paraître 2019).
  • « Les fonctions religieuses et la loi zoroastrienne : le cas du hērbed », in : [Volume d’hommages à Maria Macuch], A. Hintze (éd.), Wiesbaden (à paraître en 2019).
  • « Le clergé dans l’Iran ancien », in Le clergé dans les sociétés antiques : recrutement et statut, P.-L. Gatier ; L. Coulon (éd.), Lyon, Éditions du CNRS, 2018, p. 113-138.
  • « Le loup dans l’Iran ancien : entre mythe, réalité et exégèse zoroastrienne », Anthropology of the Middle East, vol. 11.1 (2016), p. 1-19.
  • « La geste zoroastrienne de Husraw Ier selon la littérature moyen-perse », in Husraw Ier : Reconstructions d’un règne. Sources et documents, Ch. Jullien (éd.), Paris, 2015, p. 235-255.
  • « Deux modes de transmission dans la tradition scripturaire zoroastrienne : interdépendance du pehlevi et du pāzand », in : Lecteurs et copistes dans les traditions manuscrites iraniennes, indiennes et centrasiatiques, N. Balbir et M. Szuppe (éd.), Eurasian Studies XII, Roma-Halle, 2014, p. 81-99.
  • (avec A. Khismatulin) « Marijan Molé and his Archives in Paris », Manuscripta Orientalia, Vol. 20-2 (2014), p. 45-56.
  • « La terminologie normative de l’enseignement zoroastrien. Analyse lexicologique et sémantique de quatre termes pehlevis relatifs à l’apprentissage des textes sacrés », Studia Iranica 42/2 (2013), p. 163-194.
  • « Séjour de Jam en enfer », in Yama/Yima : Variations indo-iraniennes sur la geste mythique, S. Azarnouche et C. Redard (éd.), Paris, De Boccard, 2012, p. 29-44.
  • (avec F. Grenet) « A composite text on the magic of stones and rain-making », Appendix 2 (p. 171-173) à F. Grenet, “Where are the Sogdian Magi?”, Bulletin of the Asia Institute 21 (2011), p. 159-177
  • (avec F. Grenet) « Thaumaturgie sogdienne, nouvelle édition et commentaire du texte P.3 », Studia Iranica 39/1 (2010), p. 27-77.

 

Sites internet référents
Auteur de la notice
Samra Azarnouche
Mise à jour par
Samra Azarnouche le 25 avril 2021 - 13:26